lundi 29 juillet 2013

Chut, les fleurs nous chantent une chanson~

Après s'être caché tout le Printemps, le Soleil s'impose et prend les rennes de toute la France. C'est sous l'ombre d'un parasol, dans mon petit jardin que j'entame mes livres pour la prépa ... soit n'oublions pas le cahier de brouillon et le crayon pour une lecture sérieuse ... oui parce que Mrs Dalloway, c'est vraiment pas un livre à lire à la légère à la plage ! Mais dans le jardin pourquoi pas, j'aurais référé le lire dans le Regent's Park pour être dans le décor mais bon, Londres c'est pour après !

J'ai donc fini ce livre en une semaine à peu près, lisant une trentaine de pages par jour le matin. Ce livre est vraiment dur à délimiter car ce roman narre une journée à Londres sous différents poins de vue. Il s'agit d'une toile de pensées se reliant ou se coupant carrément laissant là les personnages isolés. Pour ce faire, Virginia Woolf a décidé de ne pas diviser le récit en plusieurs chapitre. Le style est très poétique et épuré et bien que j'ai eu du mal à ressentir et à me mettre dans la peau du personnage principal, à la fin, je l'ai regardé un peu autrement bien que j'ai souvent du mal avec ce genre de personnage !

Toutefois, il y a Septimus qui m'intéresse spécialement, ce vétéran qui s'est engagé par amour de sa patrie et qui est devenu insensible aux atrocités de la guerre jusqu'à la mort de son meilleur ami. La société anglaise s'est effondrée à ses yeux, il ne sais plus pour quelle valeur au juste il s'est battu. Septimus est alors devenu malade psychologiquement ... mais en lui sonne la vérité : l’oppression des règles de la vie, la difficulté de relier son monde intérieur avec les autres, il a finit par couper les liens du monde extérieur en ne parlant qu'à son ami mort imaginaire ... on a voulu l'emmener dans un centre psychiatrique, il a préféré mourir plutôt qu'on ne détruise son âme !

Fût un temps, où toute les conventions et tous les humains m'effrayaient ... j'avais la sensation qu'ils allaient m'engloutir et et que j'allais ressortir comme neuve comme un robot ... ce temps là, je voyais le suicide comme un acte des plus héroïque ... et puis avec le temps j'ai balayé ce genre de pensées ...


Je vous fait profiter de la mélodie de Mrs Woolf à travers les fleurs que j'ai photographié.



''A la moindre chute, l nature humaine fond sur vous !"

" Et elle avait adoptée la religion des athées, consistant à faire le bien pour l'amour du bien ! "

"Il lui tendait des fleurs _des roses, des roses rouges et blanches. ( Mais il n'arrivait pas à lui dire qu'il l'aimait ni en un mot, ni en cent. ) Mais c'est ravissant, dit-elle, en prenant ses fleurs. Elle avait compris. Elle avait compris sans qu'il ait à parler sa Clarissa."


" La mort était un défi. La mort était un effort pour communiquer. Les gens sentaient l'impossibilité d'atteindre ce centre qui, mystérieusement, leur échappait; la proximité devenait séparation; l'extase passait, on était seul. Il y avait dans la mort une étreinte."
"Mais, dans la suite des temps longs comme un jour d'été, et tout flamboyants [...], il était parti; la gigantesque faux de la mort avait fauché ces immenses collines, et quand elle finirait par poser sa tête blanchie et infiniment âgée sur la terre, qui ne serait plus qu'un résidu de glace."


" Quand les gens sont heureux, ils ont une réserve dans laquelle puiser, lors u'elle, elle était comme une roue dégonflée qui cahote sur les gravillons. "
" Désespérant de toutes les relations humaines, elle allait souvent dans son jardin et trouvait avec ses fleurs une paix que les hommes et les femmes ne lui donnaient pas. "


Voili voilou, j'espère que ça vous a plu, ce billet un peu spécial !







"C'était encore une enfant sauvage, ses pieds étaient nus, sa peau hâlée, malgré son chapeau de paille, dont le large ruban flottait pêle-mêle avec ses tresses de cheveux noirs "
Nerval





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